RECO : Réseau express de covoiturage proposé par le CEPESS

Un système permettant à terme de voir les axes autoroutiers vers Bruxelles allégés de 20.000 voitures en heure de pointe tout en assurant un gain financier substantiel pour ses utilisateurs quotidiens, voilà le RECO (Réseau Express de Covoiturage) du cdH, présenté mardi au siège du parti et basé sur une étude du CEPESS, le centre d’études humaniste.
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Décongestion autour de Bruxelles : le cdH a sa solution

Publié le 29/10/2013

Décrit comme une solution complémentaire au RER, le plan n’est actuellement que théorique et nécessiterait un budget de plus de 170 millions d’euros pour être mis en pratique. Son idée de base : créer un réseau de covoiturage organisé avec plateforme internet, bandes de circulation réservées aux heures de pointe et zones d’embarquement/débarquement. "Bruxelles est une des villes les plus congestionnées au monde, et moins de 20% des voitures qui s’y rendent ou la quittent aux heures de pointe comptent plus d’une personne à bord", précise Benoit Lutgen. "En arrivant à convaincre un quart des ’célibataires de la route’ (appelés autosolistes dans l’étude, NDLR) de covoiturer, nous pourrions réduire drastiquement les embouteillages, qui ont un impact économique et sanitaire néfaste sur la population."

Partant du principe que le système doit être facile, rassurant et présenter des avantages évidents en termes de temps et d’argent pour le navetteur quotidien, un plan détaillé a été mis en place, dont la réalisation pratique nécessiterait un budget d’un peu plus de 170 millions d’euros et une coopération politique entre pouvoirs fédéral, régionaux et communaux ainsi que des accords avec le privé.

Dans une première phase, une plateforme en ligne devrait être créée pour permettre des contacts en temps réel entre conducteurs et candidats passagers, avec possibilité de coter les profils des usagers et de payer en ligne, le "passager/covoituré" devant s’acquitter de 0,12 euro/km, dont 0,065 reviendrait au chauffeur et le reste au gestionnaire du réseau et de la plateforme, de manière à couvrir les frais d’exploitation. La suite verrait la mise en place d’une déductibilité fiscale partielle ainsi que la création de bandes réservées aux voitures abritant plusieurs personnes (uniquement aux heures de pointe). Des parkings/points de rencontre seraient construits, et le covoituré pris de court par un imprévu aurait la garantie de pouvoir rentrer chez lui par navette-taxi dans le cas où aucun covoitureur n’est disponible pour son trajet retour.

En simulant l’autosolisme et le covoiturage pour un travailleur effectuant quotidiennement le trajet Andenne-Bruxelles et retour, l’étude évalue le gain financier minimal découlant du covoiturage à 2.196 euros par an. Un navetteur Andenne-Bruxelles accueillant chaque jour un passager dans sa voiture "gagnerait" ainsi chaque jour 9,98 euros. Un covoituré, montant tous les matins et tous les soirs dans la voiture d’un autre navetteur d’Andenne y trouverait lui-même un avantage quotidien de 29,03 euros en comparaison avec une situation où il effectuerait le trajet tout seul, selon l’étude du CEPESS (tenant compte de la déduction fiscale et d’un trajet entièrement en covoiturage).

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