VAP , un exemple de la consommation collaborative ou l’économie du partage

L’ article paru dans le Soir du mardi 20 décembre 2011 sous la plume de CATHERINE MAKEREEL illustre bien l’esprit dans lequel les VAP sont proposées !

Novembre 2012 : découvrez aussi OUISHARE, le portail belge de l’économie du partage, il parle de transports www.gsara.tv/ ouishare mais aussi de bien d’autres projets !

Avril 2013 : La consommation collaborative se développe aussi en France : smartplanet

Septembre 2013 : Le Soir : L’économie du Partage, une révolution en marche

Voir en ligne : http://archives.lesoir.be/-la-tenda...

« La propriété, c’est le vol », avançait Proudhon. En tout cas, la propriété est en passe de devenir un concept dépassé. C’est une petite révolution qui bouscule nos manières de consommer : de plus en plus d’initiatives se développent pour partager ou louer les objets ou les services au lieu de les acheter. C’est ce qu’on appelle la co-consommation ou la consommation collaborative, qui touche aujourd’hui tous les aspects de notre vie quotidienne.

Désormais on co-voiture (www.covoiturage.be ou www.vap-vap.be) ou on loue l’usage d’un véhicule en fonction de ses besoins (www.cambio.be). On échange sa maison pour les vacances, pour un week-end ou pour une année sabbatique (www.homexchange.com), dans la région voisine ou à l’autre bout du monde. On troque ses habits dans des brocantes spécialisées. On vit groupé (www.cohabitatsolidaire.org), on achète groupé aussi – que ce soit ses légumes chez le producteur du coin ou n’importe quel désir soudain d’un restaurant et d’un soin esthétique (www.groupon.be).

« Un jour, nous regarderons le vingtième siècle et nous nous demanderons pourquoi nous possédions autant de choses », écrivait récemment le journaliste Bryan Walsh dans Time Magazine qui consacrait la consommation collaborative comme l’une des dix idées amenées à changer le monde.

On parle aussi d’économie de la fonctionnalité. Pourquoi acheter une machine à laver quand on peut louer du « lavage de vêtements » ? Pourquoi acheter une perceuse quand son voisin en possède une ? C’est un peu l’idée de cette nouvelle forme d’économie, encore marginale certes, mais qui se propage à la vitesse grand V, que ce soit dans le transport, les voyages, le financement de projets ou la distribution, la co-consommation fait une percée extraordinaire. Une évolution qui doit beaucoup au web, évidemment. C’est bien la Toile qui rend possibles les contacts et la gestion complexe de l’articulation des besoins. Peut-être la crise accélère-t-elle aussi cette tendance à considérer la consommation de manière plus frugale. Dans tous les cas, ces nouveaux comportements sont l’expression claire des préoccupations écologiques de la société, inquiète des problèmes que pose à l’environnement une consommation débridée et individualiste.

Au-delà des bénéfices économiques et écologiques, la co-consommation tend aussi vers plus de convivialité, tandis que l’on voit les citadins se mettre à partager des lopins de jardin ou des travailleurs indépendants faire du co-working, autrement dit de la co-location de bureau : stylistes, architectes ou graphistes louent ensemble un espace de travail où l’on a chacun son bureau mais où l’on partage photocopieuse, salle de réunion, et étagères, sans compter les idées et les humeurs. Qui a dit que notre époque avait capitulé face à l’individualisme forcené ?

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