La DH : Les VAP n’ont pas la cote

Un article de la DH qui présente le verre VAP à moitié vide plutôt qu’à moitié plein...
Les éléments sont justement alignés, c’est l’interprétation qui diverge : Au lieu de croire que les VAP s’essoufflent, nous pensons plutôt que la pratique a encore son avenir devant elle...
A suivre donc, en espérant un engagement nettement plus marqué pour les voitures à plusieurs très bientôt car tous les indicateurs indiquent que si rien n’est fait, il ne sera plus possible de se déplacer sans embouteillages inquiétants en Brabant wallon...

Voir en ligne : http://www.dhnet.be/dhjournal/archi...

Le concept de voitures à partager commence à s’essouffler en Brabant wallon

MOBILITÉ Le concept des voitures à partager (VAP) a connu un véritable essor en Brabant wallon ces dernières années. Initié il y a près de sept ans en région bruxelloise, 22 des 27 communes de la Jeune Province s’y sont ralliées. Le concept est simple : il s’agit d’une sorte de covoiturage sous forme d’auto-stop sécurisé. Le membre exhibe un carton VAP pour être pris en stop par un automobiliste qui adhère au système.

Le hic, c’est que le concept commence petit à petit à s’essouffler. À l’occasion de la semaine de la mobilité, nous avons fait le test : pendant une heure, nous avons exhibé le carton VAP aux automobilistes qui passaient à Court-Saint-Etienne… et aucun ne s’est arrêté.

“Nous sommes bien conscients que les VAP se développent lentement en Brabant wallon, admet Claire Laloux, l’initiatrice des VAP. Beaucoup pensent que c’est un excellent projet… pour le voisin. On a parfois du mal à faire comprendre que nous sommes a priori tous concernés pour devenir membres piétons ou automobilistes.”

Le concept d’auto-stop, même encadré, susciterait encore beaucoup de réticences tandis que les moyens de l’ASBL VAP sont encore trop limités pour que le concept se fasse davantage connaître. “Il faudrait 10 fois plus de membres (NDLR : la communauté VAP compte 1.825 membres en Brabant wallon) pour que les piétons voient des voitures avec VAP et osent se lancer. Et il faut 10 fois plus d’auto-stoppeurs pour que les automobilistes acceptent de garder leur vignette sur le pare-brise.”

Pourtant, le concept à ses avantages. Notamment en terme de mobilité, d’environnement et d’économie, chaque vappeur étant une voiture de moins sur les routes. “Les autorités communales ont signé une convention pour développer l’antenne locale mais n’ont pas mis les VAP en haut de leurs préoccupations. Certains bourgmestres sont très sceptiques. C’est dommage. Rien ne sert de faire le forcing aussi longtemps que les gens ne sont pas prêts à embrayer…”

L’asbl compte toutefois développer le concept dans d’autres provinces.

“Une quinzaine de communes sont intéressées à mener l’expérience et on s’est assuré qu’elles sont donc prêtes à vraiment s’investir pour que ça marche. D’autres antennes seront ouvertes en région liégeoise, près de Namur et dans le Luxembourg, en concertation avec le ministre wallon de la Mobilité.”

Yannick Natelhoff

Bien qu’implanté dans 22 des 27 communes de la Jeune Province, le concept des Voitures à partager semble s’essouffler. Le Brabant wallon ne compte que 1.825 membres. Natelhoff

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