L’AVENIR : Vers de l’auto-stop organisé dans le Condroz

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Anne-Catherine De BAST

SPRIMONT - Commune pilote, Sprimont propose un service complémentaire aux bus : Covoit’stop. Les communes du Condroz pourraient suivre en 2012.I

Isolés, les petits villages du Condroz ? C’est sûr, les bus n’y sont pas légion… Bien souvent, les habitants des communes rurales n’ont d’autre choix que de recourir à la voiture pour se déplacer. Pourtant, des initiatives se mettent en place. Comme les taxis sociaux collectifs, qui sillonnent la région chaque jour

Le GAL Pays des Condruses, qui regroupe les communes d’Anthisnes, Clavier, Marchin, Ouffet, Tinlot, Modave, Nandrin, prône également le covoiturage. Et d’ici quelques mois, un nouvel outil pourrait être appliqué : l’autostop encadré. La commune de Sprimont lance dans quelques jours un projet pilote qui pourrait être appliqué aux entités qui font partie du GREOA (Groupement régional économique Ourthe-Amblève) et du GAL Pays des Condruses courant 2012, s’il rencontre le succès escompté.

Concrètement, septante panneaux ont été placés sur le territoire communal, symbolisant des points de rencontre pour les autostoppeurs et les automobilistes. Les uns et les autres doivent s’inscrire à l’administration communale ou sur le site www.covoitstop.be pour être référencés. Pas question pour les plus jeunes de grimper dans une voiture dont le conducteur n’arbore pas sa carte de membre sous le pare-brise… Une fois en chemin, l’autostoppeur peut envoyer un SMS à un numéro prédéfini, reprenant son numéro de membre et celui de l’automobiliste, afin de tracer le déplacement et d’assurer un minimum de sécurité. L’inscription est gratuite, et, pour les mineurs, est soumise à l’autorisation des parents.

« Covoit’stop est un projet d’autostop de proximité semi-sécurisé, souligne Olivier Rouxhet, échevin de la cohésion sociale de Sprimont. Cela fait deux ans qu’on planche dessus, avec le conseil communal des jeunes, notamment. Si le but premier est de relier les hameaux aux arrêts de bus, il devrait également permettre aux habitants d’un même quartier de se rencontrer, de créer du lien. »

A priori, pas question de rejoindre la ville par ce moyen. Le principe, c’est d’être amené à un axe plus fréquenté par les transports en commun, une gare ou le centre de la commune.

Mais pour que cela marche, il faut qu’une bonne partie du parc automobile soit inscrit. Le Ministère de la mobilité en demande 10 % pour développer le projet aux autres communes. Pour l’échevin de la cohésion sociale de Sprimont, un taux de 50 % permettrait aux utilisateurs de mieux anticiper leurs déplacements.

Pour mettre en place Covoit’stop, Sprimont a déboursé 8 000 €. Si l’objectif de 10 % est atteint en janvier, le projet sera étendu à 4 communes voisines, à déterminer, puis se propagera au fil des mois, avec l’aide de la Région wallonne. En tout, il pourrait couvrir le territoire de 17 communes, qui comptent 115 000 habitants.¦

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